Cette fois on franchit la frontière pour Rumble in Rhodos, pas vus depuis 2007. A l'époque ils faisaient un truc entre JR Ewing et At The Drive-In, avec des rythmiques un peu plus funky. Aujourd'hui ils ont toujours leur chanteur à la voix haut perchée, un clavier en plus, et sont définitivement dansants. Sur le chemin on croise deux Suisses allemands à l'anglais approximatif. A la caisse le petit gars est sympa. Pas de gorille vindicatif fouillant dans ton sac la bave aux lèvres tellement il enrage que tu ne sois pas un raté comme lui et dont le seul but dans la vie est de te péter les dents videur à l'entrée, et on ne se sentira jamais en danger. Tires-en les conclusions que tu veux.
Une bien grosse scène pour une si petite ville quand même. Je ne critique pas, je constate. Pas énormément de monde d'ailleurs, je sais pas combien précisément, on était tout devant pour ne manquer aucune goutte de sueur. 45 minutes de concert sous un light show digne de CSI Miami, beaucoup de titres du dernier album ; quelques autres du précédent. Les gars ne bougent pas beaucoup, surement à cause des pantalons trop serrés, à part Thomas, le chanteur, qui lui tourne et danse et saute même faire quelques pas dans le public sur l'imparable "flavoured envy" sur lequel aucune personne normalement constituée ne peut s'empêcher de hurler le refrain. Sinon un mec passera tous les morceaux à sautiller le long de la scène en faisant de l'air guitar. Très sympa.
Thomas on le retrouvera après le concert à la distro, et encore plus tard dehors alors qu'on hésitait entre rester et rentrer parce-qu'on a de la route quand-même. Je dois avouer que les discussions et les rigolades avec ce type que je ne connaissais pas ne sont pas loin d'être le meilleur moment de la soirée. Tu parles de tout et de rien, tu partages des fragments de vie, des souvenirs, tu souris, et tout ça se finit par des bises ; c'est 3 en Norvège.



